Avec 70 à 85 kg consommés par an et par salarié (source ADEME), soit environ trois ramettes par mois, le papier est le premier consommable de bureau : il représente les ¾ du tonnage des déchets produits dans les activités de bureaux.
Le développement de l’informatique a fait augmenter la consommation de papier,
en facilitant notamment l’impression individuelle. En effet, de nombreux documents et emails sont aujourd’hui imprimés inutilement.
Le papier que nous consommons est fabriqué à partir de fibres de cellulose. Ces fibres peuvent provenir directement du bois (coupes de bois d’éclaircies dans les forêts par exemple, chutes d’activités de scierie) ou de papiers de récupération. Lorsqu’un papier intègre au moins 50 % des fibres provenant de papiers de récupération, on parle de papier « recyclé ».
Le taux d’incorporation moyen de fibres recyclées dans les papiers d’impression écriture (papiers en ramettes par exemple) se situe entre 8 et 12 % (source : REVIPAP), alors qu’il est proche de 95 % dans le domaine du papier journal.
Après leur utilisation, environ 50 % des papiers consommés sont récupérés pour recyclage, mais ce taux est beaucoup plus faible pour les papiers de bureau (25 % hors désarchivage).
La marge de progression est donc importante, d’autant que le papier issu de bureau (composé à environ 50% de papiers de ramettes) contient beaucoup de papier blanc, ce qui le rend recyclable en papier d’impression écriture.
Lourd pour le budget… et pour l’environnement- Quel coût ?
10 000 à 25 000euros par an, c’est le coût (ADEME / REVIPAP) direct (HT) de la consommation de papier à usage interne pour une entreprise d’une centaine de personnes. A ce coût s’ajoutent des frais d’équipement liés à la quantité de papier consommé : achats de consommables (cartouches d’encre), maintenance des imprimantes, etc. Les impressions inutiles (oubliées sur l’imprimante ou jetées avant lecture) en France représenteraient déjà un coût de 400 millions d’euros chaque année (SNSSI),et l’augmentation constante des coûts des matières premières accentue ces pertes.
- Quel impact environnemental ?
Comme tout produit, le papier est générateur d’impacts sur l’environnement tout au long de son cycle de vie (extraction de matière première, transformation, fabrication, distribution, utilisation et traitement des déchets).
Néanmoins, l’industrie papetière européenne a réalisé ces dernières années des efforts importants pour limiter son impact environnmental. Par exemple, le recours à la cogénération (production combinée de chaleur et d’électricité) et la gestion responsable des forêts ont permis une réduction des émissions de CO2 et une augmentation de la surface des forêts européennes. Ces efforts se poursuivent, et c’est désormais aux consommateurs de prendre le relais, tant dans leurs achats de papiers que dans leurs modes de consommation et dans la gestion des déchets qui en résulte.
La mise en décharge et l’incinération de grandes quantités de papier(au sein des ordures ménagères par exemple), qui sont encore des modes de traitement très répandus face au recyclage, sont responsables de nuisances sur l’environnement paysager et les sols autour des décharges et centres d’incinération et sont sources de fortes émissions de CO2.
Le recours au bois issu de forêts gérées durablement garantit la non-déforestation. Le développement du recyclage du papier permet en outre d’augmenter la disponibilité de cette ressource pour les applications de bois énergie, une énergie renouvelable en plein développement qui joue un rôle dans la lutte contre l’effet de serre.
En mettant en place une démarche papier, vous participez à la mise en place d’une économie circulaire, plus respectueuse de l’environnement : il faut donc traquer le gaspillage, et consommer le papier de façon raisonnée.
Pour gagner sur tous les plans, économisez et recyclez !En mettant en place une démarche de prévention et de précollecte des papiers de bureau, vous gagnez sur le plan :
- Des objectifs nationaux en termes de développement durable et en anticipation des réglementations à venir
- Economique
o moins de dépenses en achat de papier,
o moins de dépenses en imprimantes, consommables, entretien, etc.,
o moins de dépenses en frais d’élimination des déchets,
o une dépense modeste pour la mise en place d’une collecte spécifique : entre 20 et 40 euros (Ecofolio) par an et par salarié.
- Environnemental et énergétique
o un impact environnemental de l’organisation plus faible (économie d’eau, de CO2, moins de déchets…),
o davantage de bois diponible pour la filière bois énergie.
- De la dynamique interne
o davantage de cohésion à tous les niveaux de l’organisation, grâce à une fédération des équipes autour d’une thématique commune,
o une sensibilisation des collaborateurs à une attitude « durable », particulièrement en vue d’un programme global éco-responsable.
- De l’image de votre organisation
o une meilleure image de l’organisation, tant en interne qu’auprès de ses interlocuteurs extérieurs (clients, usagers, investisseurs, etc),
o un premier pas concret vers une démarche plus globale de développement durable.